Espace Presse
Une porte d'entrée sur la Californie
Les Echos Judiciaires - Sophie LEMAIRE
La CCI de Bordeaux et l'association Club Montesquieu Etats-Unis viennent de signer une convention de partenariat permettant aux entreprises girondines intéressées par la Californie de disposer de locaux à San Francisco. Un outil de plus dans la palette des dispositifs mis en place par la CCI pour l'aide à l'exportation.
Business américano-aquitain 259 entreprises girondines commercent déjà avec les Etats-Unis, 410 dans toute l'Aquitaine. Les USA sont d'ailleurs le premier pays client de la région. Deux secteurs, la construction aéronautique et spatiale et les équipements automobiles, totalisent 66% de ces exportations. A l'inverse, l'Aquitaine importe des Etats-Unis des produits pharmaceutiques et des produits de la construction aéronautique et spatiale.
Le Golden Gate Bridge, les câbles cars, Alcatraz ou la Napa Valley.... Si nombre d'entre-nous rêvent d'aller faire un jour du tourisme à San Francisco, certains chefs d'entreprises eux se verraient bien y faire du business.
Seulement voilà, traverser l'Atlantique pour se lancer dans l'export n'est pas toujours chose facile, surtout pour les petites structures.
Pour les aider à franchir ce pas, la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux a signé le 23 janvier dernier, sous les lustres du « Salon Doré » de la CCI, une convention de partenariat avec le Club Montesquieu Etats-Unis, représenté par son président Didier Jaubert. Cette association, basée à San Francisco, regroupe des dirigeants ou des cadres d'entreprises californiennes francophones. Un véritable réseau susceptible d'accompagner les premiers pas d'un entrepreneur girondin en terre californienne. Dans le cadre de la convention signée avec la CCI, ce club s'engage à mettre à disposition de ces aventuriers une implantation géographique, sous la forme d'un bureau permanent à San Francisco, à partir duquel ils pourront commencer à nouer leurs contacts et développer leurs activités dans le cadre de missions commerciales notamment.
Outre les locaux, le Club peut fournir également quelques conseils aux nouveaux arrivants, les aider à ouvrir un compte, prendre une assurance ou rencontrer les bonnes personnes pour les accompagner professionnellement.
Mode d'emploi
« Il s'agit de créer un pont entre l'Europe et la Californie, a expliqué Didier Jaubert. Car les USA sont le royaume du business, mais il faut tout même respecter un certain mode d'emploi. Dans les affaires entre nos deux pays, les questions politiques sont secondaires.
En revanche il faut faire ses classes, trouver un terrain d'entente, faire quelques petits ajustements culturels.
Seul, c'est difficile, mais à travers le club nous proposons l'aide d'un réseau de professionnels implantés depuis plusieurs années en Californie ».
Tout type de business y est évidemment le bienvenu, même si les deux secteurs phare de la région génèrent à eux seuls un volume d'affaire considérable : la haute technologie, avec la mythique Sillicon Valley, et le vin, avec la non moins célèbre Napa Valley.
Principale région viticole des USA, connue dans le monde entier, elle regroupe plus de 300 domaines et dispose de moyens techniques et financiers considérables.
C'est ce secteur qui est certainement susceptible d'intéresser surtout les entrepreneurs et hommes d'affaires girondins. C'est d'ailleurs dans le cadre du Business Club du réseau des Capitales de Grands Vignobles que la CCI de Bordeaux a décidé de nouer ce partenariat avec le Club Montesquieu.
Aide à l'exportation
L'accompagnement à l'international est en effet une mission importante de la CCI. Le vice-président Bruno Lacoste l'a souligné lors de la signature de cette convention, évoquant la difficulté rencontrée par de nombreuses entreprises, trop petites pour se développer seules à l'étranger.
Toute une série de dispositifs existe donc pour les y aider.
En décembre 2005, la chambre a d'ailleurs signé un partenariat avec le Comité Aquitaine des conseillers du commerce extérieur de la France, afin d'identifier en 2006 cinquante entreprises girondines, des PME ou TPE débutantes à l'exportation, et de les accompagner jusqu'à la réalisation de leur première action à l'étranger.
Au delà de cet engagement ponctuel, d'autres associations du même type que le Club Montesquieu existent pour divers secteurs géographiques, et la CCI dispose d'un fichier de 1800 contacts (chefs d'entreprises, cadres de PME et institutionnels) répartis sur plus de 80 pays.
Dans l’esprit de Montesquieu
Figaro FRANCE-AMERIQUE
Edition du 4-10 mars 2006
N. 1760
La Californie et Bordeaux se sont donnés rendez-vous à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la métropole girondine en présence de nombreux entrepreneurs locaux et de Monsieur le Consul des Etats-Unis. C’était le 23 janvier dernier, date à laquelle, la CCI de Bordeaux a signé une convention de partenariat avec le Club Montesquieu.
Ce Club, créé par des français et des francophones résidant en Californie, est une association basée à San Francisco, et se veut « un pont entre Bordeaux et la Californie pour aider les entreprises de chacune de ces deux régions dans leur implantation à l’étranger ainsi que dans leur recherche de partenaires commerciaux », a expliqué Didier Jaubert, Président du Club.
Ce dernier s’est rendu à Bordeaux pour concrétiser cet accord avec Bruno Lacoste, vice-Président chargé des relations internationales de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux, en vue de faciliter les échanges économiques et les investissements entre les entreprises bordelaises et californiennes. « L’accompagnement à l’international est en effet une mission importante de la CCI », a souligné Bruno Lacoste. Didier Jaubert, un bordelais vivant aux Etats-Unis, explique l’origine du nom du Club Montesquieu : « Montesquieu est un personnage phare de l’histoire de Bordeaux. En dehors de ses écrits philosophiques dans lesquels il vantait les vertus du commerce international, il était propriétaire viticole et profitait de ses voyages à l’étranger pour y vendre son vin. Montesquieu était un homme moderne et ses écrits sur la séparation des pouvoirs ont largement influencé les rédacteurs de la constitution américaine. »
Concrètement, ce partenariat consiste à proposer des services aux entreprises bordelaises ayant pour projet de s’implanter en Californie ou d’y chercher des contacts commerciaux, ainsi qu’aux entreprises californiennes voulant s’installer ou travailler dans la région bordelaise. Ces services s’adressent plus particulièrement aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) pour lesquelles il est souvent difficile de s’implanter ou de se développer seules à l’étranger. Tous les secteurs d’activité sont visés mais les domaines de la haute technologie, du vin et de l’immobilier sont les principaux concernés, étant données les opportunités offertes par ces secteurs dans ces deux régions.
La base de cet accord est de proposer à ces entreprises une implantation géographique sous forme d’un bureau mis gracieusement à disposition à San Francisco, à partir duquel elles pourront démarrer le lancement de leur activité et commencer à nouer des contacts sur place. De la même manière, la CCI propose ce service dans ses locaux bordelais pour les membres du Club Montesquieu de Californie. L’adhésion au Club est gratuite. Au-delà de ces échanges, le Club Montesquieu propose des services personnalisés à ces entreprises. En effet, grâce au réseau de professionnels que le Club a créé, des prestations adaptées sont proposées, telles que l’accès à des informations commerciales, la mise en relation avec des partenaires locaux, l’organisation de conférences ou encore la mise en relation avec des conseillers en droit, en immobilier, en fiscalité…
Aujourd’hui, plus de 250 entreprises de la région bordelaise commercent déjà avec les Etats-Unis, ce pays étant même la première destination des exportations girondines. Cette convention avec le Club Montesquieu s’appuie sur ce socle d’échanges commerciaux et vise à l’ouvrir davantage aux PME. Bordeaux oblige, la signature du partenariat a été suivie d’un vin d’honneur dans les salons dorés de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Bordeaux en présence de Monsieur J. Brinton Rowdybush, Consul des Etats-Unis à Bordeaux qui a souhaité bon vent au Club Montesquieu. |